Si elle ne serais pas là, je peinerais à avancer droit devant moi.

Si elle ne serais pas là, je peinerais à avancer droit devant moi.
Si M. n'était pas là, moi non plus.
Elle, c'est la joie de vivre.
Elle, c'est les balades dans le lycée et dans le bus.
Elle, c'est la mangeuse de frites de Pat A Pain pour le 4 heures.
Elle, c'est une amie très chère.

Et puis je ne vais pas tout vous raconter. Le mystère plane.








Merci d'être là pour tout, pour le passé proche et le futur lointain. <3

# Posté le samedi 16 mai 2009 04:25

Et dire qu'avant, on avait ça :

Et dire qu'avant, on avait ça :
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 15:12

... et que maintenant, les meuhnois ont ça ...

... et que maintenant, les meuhnois ont ça ...
Ca fait réflechir !

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 15:13

L'amour des abîmes



Je suis un mal,
Le plus cruel de tous car je suis un mal sans espérance.
Le plus terrible car je suis un mal qui se chérit lui même
Et repousse la coupe salutaire jusque dans la main de l'amitié.

Je suis un mal qui fait pâlir les lèvres
sous des poisons plus doux que l'ambroisie,
Et qui fond en une pluie de larmes le coeur
le plus dur comme la perle de Cleopâtre.
Je suis un mal que tous les aromates,
toute la science humaine ne sauraient soulager.
Un mal qui se nourrit du vent qui passe,
du parfum d'une rose fanée, du refrain d'une chanson
Et qui suce l'éternel aliment de mes souffrances
dans tout ce qui m'entoure,
Comme une abeille butine son miel dans tous les buissons d'un jardin,
Que celui qui est digne de me prononcer le dise,
Que les rêves de vos nuits, que ces orangers verts,
cette fraîche cascade vous l'apprennent,
Que vous puissez le chercher un beau soir...
Vous me trouverez sur vos lèvres, mon nom n'existe pas sans moi.

Je suis un mal plus beau que le jour, je détiens la noblesse d'un lion,
Je suis la couleur d'une rose épanouie,
Je suis plus jeune que ne pourrait vous rendre l'eau de jouvence,
Plus pure que tous les cristaux de l'océan,
plus innocent qu'une danse de la pluie,
Je suis le plus doux à entendre,
mais je suis pourtant plus triste que la mort depuis le jour
Où je ne suis pas partagé.
Je suis l'amour.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 20 octobre 2008 14:35

Premier Amour

Italie, Italie, ô terre où toutes choses
Frissonnent de soleil, hormis tes méchants vins !
Paradis où l'on trouve avec des lauriers-roses
Des sorbets à la neige et des ballets divins !

Terre où le doux langage est rempli de diphthongues !
Voici qu'on pense à toi, car voici venir mai,
Et nous ne verrons plus les redingotes longues
Où tout parfait dandy se tenait enfermé.

Sourire du printemps, je t'offre en holocauste
Les manchons, les albums et le pesant castor.
Hurrah ! gais postillons, que les chaises de poste
Volent, en agitant une poussière d'or !

Les lilas vont fleurir, et Ninon me querelle,
Et ce matin j'ai vu mademoiselle Ozy
Près des Panoramas déployer son ombrelle :
C'est que le triste hiver est bien mort, songez-y !

Voici dans le gazon les corolles ouvertes,
Le parfum de la sève embaumera les soirs,
Et devant les cafés, des rangs de tables vertes
Ont par enchantement poussé sur les trottoirs.

Adieu donc, nuits en flamme où le bal s'extasie !
Adieu, concerts, scotishs, glaces à l'ananas ;
Fleurissez maintenant, fleurs de la fantaisie,
Sur la toile imprimée et sur le jaconas !

Et vous, pour qui naîtra la saison des pervenches,
Rendez à ces zéphyrs que voilà revenus,
Les légers mantelets avec les robes blanches,
Et dans un mois d'ici vous sortirez bras nus !

Bientôt, sous les forêts qu'argentera la lune,
S'envolera gaîment la nouvelle chanson ;
Nous y verrons courir la rousse avec la brune,
Et Musette et Nichette avec Mimi Pinson !

Bientôt tu t'enfuiras, ange Mélancolie,
Et dans le Bas-Meudon les bosquets seront verts.
Débouchez de ce vin que j'aime à la folie,
Et donnez-moi Ronsard, je veux lire des vers.

Par ces premiers beaux jours la campagne est en fête
Ainsi qu'une épousée, et Paris est charmant.
Chantez, petits oiseaux du ciel, et toi, poëte,
Parle ! nous t'écoutons avec ravissement.

C'est le temps où l'on mène une jeune maîtresse
Cueillir la violette avec ses petits doigts,
Et toute créature a le coeur plein d'ivresse,
Excepté les pervers et les marchands de bois !


Théodore de BANVILLE
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 15:19